Auvergne-Rhône-Alpes : randonnée au col du Banchet

« La mousse pousse toujours au Nord »

D’ordinaire, je passe un temps fou à composer le titre de mes articles. Après tout, c’est un peu la vitrine du contenu que je vous réserve alors j’ai tout intérêt à ce qu’il soit accrocheur. Même si je sais qu’il y a parmi vous des personnes qui me suivent assidûment (et je vous en remercie), je dois aussi penser à « recruter » de nouveaux lecteurs (déformation professionnelle dû à mes années passées à bosser sur le recrutement chez Chronodrive Pessac). Pour en revenir à ce que je voulais vous dire (c’est l’heure du confessionnal) c’est qu’aujourd’hui, je ne suis pas l’auteure du titre de cet article ! Nope. Il s’agit d’une phrase prononcée par Monsieur E.P. que je vous sers (sans aucune gêne) telle quelle. Quelqu’un a dit trahison ? Ne me jugez pas trop vite, je finirai par tout vous expliquer d’ici quelques paragraphes. Ou pas ! Si vous avez lu mes articles précédents, vous avez dû vous rendre compte que j’aimais raconter des anecdotes sans aller au bout des choses. C’est mon côté mystérieux, ça.

Quand vous prévoyez de faire une randonnée, vous commencez par quoi ? Est-ce que vous préparez soigneusement votre itinéraire avant toute chose ? A moins que vous ne préfériez vous assurer d’avoir à disposition tout ce qu’il vous faut avant de planifier quoi que ce soit ? Chez nous, les Samxoto (c’est plus simple de s’inventer un surnom commun quand on ne porte pas le même nom de famille), on commence par faire un trou (avec la perceuse) dans un des murs des WC jusqu’à ce qu’il transperce celui de la douche et ENSUITE on se prépare à faire une randonnée. Et les courses pour la pause déjeuner ? Pas le temps ! Le mieux c’est de tout miser sur une boulangerie ouverte un Dimanche matin qui propose des sandwichs esquinteurs de palais et trop beurrés, et le tour est joué. Ce qui nous laisse largement le temps de préparer un sac à dos avec le strict minimum ! « Strict minimum » minus un téléphone sur les deux pour que la boucle soit bouclée. Après ça, il n’y a plus qu’à prendre la route. Facile !

Les pancartes à l’entrée des territoires, ça donne un style !
Le chemin est tout tracé, jusque là-bas
Sous cette toiture en paille, quelqu’un faisait sécher des briques artisanales … mais cune indication pour nous en apprendre plus
Est-ce qu’il existe un objectif grand-angle assez grand pour les photographier en entier ?

Avec Monsieur, cela faisait plusieurs jours que nous attendions de pouvoir entamer notre série de randonnées avec pour objectif précis : me faire découvrir cette région qui m’est encore inconnue. Alors, pour ouvrir le bal, nous avons proposé à ses parents ainsi qu’à ses proches présents de nous accompagner ! Et c’est donc en compagnie de E.P. (son papa), A.P. (sa maman), N.P. (son frère) et M.P. (sa plus jeune sœur) que nous avons pris la route du Col du Banchet, en Savoie, ce Dimanche 12 juillet 2020 (ah oui pour une fois, c’est tout frais). La météo était au beau fixe ! Sur la route, les albums de Twenty One Pilot défilaient en mode shuffle et je manquais de perdre une corde de vocal en hurlant chantant Ride (heureusement, nous n’étions que deux dans la voiture) … Un parfait combo annonciateur d’une journée fort sympathique.

Pour ceux d’entre vous qui ont déjà eu la redoutable occasion de conduire jusqu’aux Bains Jaunes de La Soufrière, vous ne serez pas dépaysés lorsque vous approcherez du col du Banchet : que vous ayez un crossover, une berline, une citadine, un monospace … ces routes n’ont clairement pas été conçues pour accueillir votre véhicule si un autre arrive à contre-sens. Mais si votre conduite est ultra prudente, que vous maîtrisez vos manœuvres et que vous n’avez ni peur de raser les parois de la montagne ni aucun problème avec l’idée de flirter avec un ravin … Cette étape aura des allures de jeux d’enfants ! Et une fois garés sur le parking, vous pourrez souffler quelques instants en observant un cours d’escalade en plein-air avant de vous lancer dans votre excursion.

Dans les montées les coins d’ombre étaient drôlement appréciés
Une vue pareille, ça vous ouvre l’appétit !
Ils semblaient fiers de nous indiquer la route à suivre

Si votre ascension débute autour de midi et que votre estomac se traine, bonne nouvelle : vous pourrez rapidement envisager de faire une halte sur un plateau qui vous offrira un panorama spectaculaire ! Si vous êtes réticents à l’idée de pique-niquer sur les rochers près du précipice pouvant faire office de chaises de fortune, deux arbres abattus sauront vous offrir un certain confort. Mais attention ! Le cadre a beau être exceptionnel, rappelez-vous que vous êtes avant tout en ces lieux pour y faire une randonnée ! Veillez donc à ne pas trop vous remplir la panse ou vous pourriez vous surprendre à rouler sur le reste du parcours. Permettez-moi de me réapproprier le récit : C’est qu’après le déjeuner j’avais l’impression que la pesanteur me jouait des tours ! Alors que j’avais surtout eu les yeux plus gros que le ventre à midi et que le parcours rocailleux n’était pas bien adapté à mes chaussures (ou l’inverse, plutôt). Cela dit, c’était un parcours idéal pour mettre ma mauvaise vue et mes réflexes à rude épreuve.

Un tipi dans les bois
Les jambes lourdes n’empêchent pas d’apprécier le panorama
A défaut d’avoir photographié les empruntes d’animaux dans la boue, j’ai un joli reflet pour compenser

Ce qui est intéressant quand on fait une randonnée familiale c’est que, en plus de passer un moment agréable tous ensemble, c’est l’occasion d’en apprendre plus les uns des autres et de comparer sa science à celle de ceux qui nous accompagnent. Aussi, en plus d’avoir eu la confirmation que je n’aurais (jamais) aucune science à faire infuser en terme de faune et de flore, j’ai appris que certaines balises placardées aux arbres pour guider les randonneurs avaient été mises en place au Moyen-Âge par le suzerain du coin pour guider ses vassaux jusqu’à son château (FAUX), qu’un animal mort en décomposition peut vite rendre une balade désagréable si on passe à côté (VRAI), ou encore que « la mousse [végétales] pousse toujours au Nord » (A VERIFIER). Alors même si on aura mis quatre heures au lieu de deux, que l’accès au Château dont on prévoyait de visiter les ruines était interdit, que certaines informations censées enrichir mes connaissances se révèlent plus que douteuses et que mes genoux ne sont plus ceux qu’ils étaient quand j’avais vingt-ans … cette journée était avant tout une précieuse expérience en pleine nature avec ma belle-famille.

Et vous ? Une petite randonnée, ça vous dit ?

cropped-roundphoto_jun022020_152620-2.png

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s