Japon : Fuji-Q Highland

« Comment troquer le Mont Fuji pour des montagnes russes »

Imaginez. Vous êtes au Japon depuis exactement cent cinquante jours et vous prenez la (longue) route menant au majestueux Mont Fuji. Vous en avez longtemps rêvé et ce jour tant attendu arrive enfin. Maintenant, imaginez qu’une fois arrivé à l’observatoire du Lac Yamanaka le brouillard soit si dense que vous ne voyez rien à plus de dix mètres (j’exagère peut-être, mais ça c’est parce que j’ai pas la notion de distance). Vous avez beau plisser les yeux, aucune étendue d’eau en vue, aucun signe d’une montagne à l’horizon … envolée la vision du Mont Fuji se reflétant dans les eaux du Lac Yamanaka. Triste, n’est-ce pas ?

Le Lac Yamanaka et le Mont Fuji se reflétant dans ses eaux (plissez les yeux pour mieux voir)

Cette journée (parce que vous l’aurez compris, c’est du vécu) aurait pu se terminer ainsi, et j’en aurais alors gardé un souvenir plus qu’amer. Mais heureusement pour moi, j’étais en très bonne compagnie ! Ce qui a permis à cette histoire de prendre une meilleure tournure que ce que j’ai pu vous laisser croire dans le paragraphe précédent (on a qu’à dire que je suis douée pour glisser du suspens).

Pour vous remettre dans le contexte, S.T., S.K., leur petit garçon de six mois S.R. et moi avions pris la route de bon matin. A mi-chemin S.T. me fit remarquer la présence de montagnes russes de l’autre côté de la voie rapide et m’apprit qu’il s’agissait du parc d’attractions de la ville de Fujiyoshida, connu pour être « Le parc d’attractions du Mont Fuji ». Après quoi nous avons passé une petite partie du chemin à échanger sur nos rapports avec les attractions à sensations fortes. J’appris que si S.T. en était un grand mordu, S.K., elle, en avait horreur. Alors, après notre « visite fiasco » au Lac Yamanaka (conf. Premier paragraphe), le couple (enfin, S.T. avec l’accord de S.K.) m’a proposé de profiter de la proximité de Fuji-Q Highland pour y passer la journée !

Pensez-vous que j’allais refuser une telle alternative alors que je venais d’apprendre que ledit parc recensait des manèges inscrits dans le Guinness des records ? Vous pouvez vous moquer autant que vous voulez de mes rapports aux films d’horreur, mais quand il s’agit de manèges à sensation … je marche en tête de cortège. Vingt-neuf jours nous séparaient de mon retour en France, et je n’allais donc pas pouvoir célébrer mon anniversaire avec mes amis japonais. C’est donc un peu en avance que je reçus mon premier cadeau pour l’occasion : un billet d’entrée pour Fuji-Q Highland ! Étant donné que S.K. n’avait aucune intention de monter dans les attractions avec nous (et que les japonais ont un fonctionnement très bien pensé concernant les entrées dans les parcs), elle s’est vue attribuer un bracelet indiquant qu’elle n’était autorisée à monter dans aucun manège. En échange de quoi, l’accès au parc lui était gratuit !

Mon ticket d’entrée pour quelques heures de folies

Fun fact : Fuji-Q est également un parc à thème. Et lors de mon passage, toute l’entrée du parc était à l’effigie de Gaspard et Lisa (série de livres français pour enfants) ! Bâtiments, écriteaux, statues et autres figures de Gaspard et Lisa … tout pour donner l’impression d’une immersion dans les rues d’un Paris propre, lumineux et … utopique.

Tout était écrit en français dans l’espace thématique, c’était assez perturbant

Le premier manège à nous avoir ouvert ses portes est Fujiyama. Et lui, c’était le plus haut (79 mètres) et le plus rapide (130km/h) au monde à son ouverture en 1996. Et dans les faits, quand vous arrivez à 30 mètres et qu’il reste encore tout ça à grimper avant la descente … ça met franchement dans une grosse ambiance ! Le tour dure presque quatre minutes (de quoi reprendre son souffle à plusieurs reprises pour crier plus fort) et c’est un régal ! Cela dit : effet jambes Flamby garanti.

Fujiyama – première attraction

Après Fujiyama je me sentais prête à faire des folies ! Alors S.T. a sauté sur l’occasion pour m’emmener faire ce qu’il qualifiait de plus terrifiant en matière de sensations fortes : Takabisha. Pour tout vous dire, avec un tel taux d’adrénaline en activité, je me sentais prête à sauter à l’élastique depuis le Royal Gorge Bridge. Alors quand j’ai entendu « montée à la verticale », « le meilleur angle de chute du monde » (c’est pas toujours facile de vous faire des traductions potables) et « chute à 121° » je n’ai pas vraiment réfléchis. J’avais tout simplement hâte d’y être ! Sauf que dans la (lonnngue) file d’attente, j’ai commencé à me poser des questions (l’air de rien). Je n’avais encore jamais fait de manèges avec une chute (ou une montée) à 90° alors j’avais du mal à concevoir une chute à 121° … et comme S.T. avait pris soin de ne pas me laisser voir à quoi j’allais avoir affaire, mon imagination s’était mise à m’en faire voir de toutes les couleurs. Aujourd’hui, je peux dire qu’il n’y a qu’une fois qu’on est dedans qu’on se rend vraiment compte de ce que c’est réellement. Quant à la sensation que procure cette attraction, je suis tentée de dire que c’est un excellent moyen de ressentir le poids de la gravité sur son corps et son esprit !

Takabisha – seconde attraction
Le certificat Guinness des records

Comme dans n’importe quel parc d’attractions, on avait passé la majeure partie de notre temps à faire la queue (sans S.K. restée seule avec S.R.) et il nous en restait tout juste assez pour faire un dernier manège. J’avais à cœur de faire le tour des attractions les plus intenses, et il en restait justement une pour satisfaire mes attentes : Eejanaika ! Au moment où je rédige ces lignes, j’entends encore la musique d’ambiance et ses paroles qui tournaient en boucle dans la file d’attente. Un rythme dynamique aux percussions traditionnelles qui, par moment, se mêlaient aux cris qui s’élevaient des sièges rotatifs lorsqu’ils passaient à toute vitesse à proximité.

Eejanaika – troisième et dernière attraction

J’ai parlé de « sièges rotatifs » parce que c’est là tout l’intérêt de ce manège ! Tout au long de l’attraction (comptez 2 minutes pour parcourir les 1,15 km à 126km/h) les sièges tournent sur eux-mêmes vers l’avant et vers l’arrière avec quelques loopings à la clef ! Une partie de plaisir comparé à l’attraction précédente, et beaucoup plus drôle de surcroît. Il est dit que Eejanaika est un « Hypercoaster de 4ème dimension » qui offre une expérience unique. Mais je ne garde que très peu de souvenirs du parcours alors … je suis un peu sceptique quant à l’utilisation du terme 4ème dimension. C’est-à-dire que vous êtes tellement en mouvement constant qu’il est difficile de garder le regard sur quelque chose de fixe ! Pour ceux qui sont déjà monté dans une voiture tonneau (sensibilisation à la sécurité routière) c’est un peu ça, avec une vitesse plus accrue (et sans balle de tennis pour vous cogner l’arrière de la tête) en plus du parcours à toute vitesse (donc pas vraiment comme une voiture tonneau, en fait).

Si vous êtes amateurs de Roller Coaster, que vous décollez pour le Japon et que vous envisagez de visiter le Mont Fuji … prévoyez de faire un crochet par Fuji-Q Highland ! Vous allez a.do.rer.

Une réflexion au sujet de « Japon : Fuji-Q Highland »

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